Merci qui, Jean-Marc Ayrault ?

BLOG MEDIAPART 16 mai 2012

16 Mai 2012 Par LEON et PAULETTE

« Tu y comprends quelque chose à cette histoire d’aéroport de Notre-Dame-des Landes ? Ils ont gagné les grévistes de la faim ou non ?  »  J’ai répondu à Paulette que dans un premier temps, c’est Jean-Marc Ayrault qui avait gagné…

 

Je t’explique.

En février 2012, Jean Marc Ayrault était sûr de lui. Il parlait d’un  aéroport du Grand-Ouest  qui « était en train de se faire ».

C’était si sûr que même l’accord de gouvernement PS-EELV n’en parlait pas, tant l’affaire était acquise et que cela ne se discutait plus. C’était comme les centrales nucléaires, elles étaient là et il n’y avait aucune raison de les arrêter.

C’était acquis. Elus UMP et PS qui luttaient de concert pour la création de l’aéroport avaient gagné.

Ce ne sont pas trois recours en Conseil d’État qui leur faisaient peur. D’ailleurs, Jean-Marc Ayrault, très dur, avait considéré que toutes les voies de discussion avaient été prises, qu’il convenait de passer aux actes.

Mais voilà que des grévistes de la faim opposants au projet vinrent se serrer la ceinture devant les médias:

° le groupe Vinci, futur concessionnaire en fut « touché » mais assura maintenir son calendrier avec une maîtrise du foncier pour la fin de l’année 2012…

° côté mairie de Nantes, seuls les élus verts s’activaient et soutenaient l’action. Le maire, lui, ne fera jamais le voyage jusqu’au grévistes de la faim en 28 jours. C’est te dire comme il était sûr de lui !

François Hollande qui fut le seul avec Nicolas Sarkozy des dix candidats à l’élection présidentielle à ne pas se prononcer pour l’arrêt des travaux, a vu venir plus tard le problème.

Comme venait le moment pour lui d’avoir à décider du nom de son futur premier ministre, il lui fallait déminer ce terrain-là, s’il voulait que le maire de Nantes habite à Matignon. C’est ce qui fut fait.

Seule préoccupation de Jean-Marc Ayrault, garçon « timide » : «  «Il est dans l’intérêt de tout le monde d’en sortir sans humiliation.» … L’image est importante en politique. Surtout en période de changement.

Un accord suspendit vite fait bien fait toute expulsion d’exploitants agricoles tant que la justice ne serait pas prononcée sur les recours juridiques en cours. On se repliait sur la forme, mais pas sur le fond.

Deux ans de gagnés pour les opposants ? Sûrement, mais aussi une porte grande ouverte à Jean Marc Ayrault pour Matignon, qui se défaisait de cette casserole en forme de Larzac et d’une épine au pied.

Quel soulagement aussi pour EELV qui, après s’être assis sur du mox, allait pouvoir s’asseoir dans des ministères, sans boules kiès ni oeillères. Provisoirement.

Merci qui, Jean-Marc Ayrault ?

Léon

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