Lettre de Mr Grosvalet, President de Conseil général…

…aux elus de communes au tour de Notre dame des Landes:

Monsieur,

Je souhaite attirer votre attention sur les faits graves qui ont eu lieu entre les 6 et 8 mars autour d’une maison appartenant au Département, au lieu-dit Les Ardillières sur la commune de Notre-Dame-des-Landes. Cette maison, acquise par le Département en septembre 2006 pour une valeur de 220 000 €, est située dans le périmètre du sursis à statuer, c’est à dire à l’extérieur de la ZAD, et a donc vocation à demeurer. Elle est régulièrement louée depuis à des familles, et devait être proposée dans les prochaines semaines pour le relogement de ménages situés à l’intérieur du périmètre. Je rappelle à cette occasion que cette question est une préoccupation essentielle des acteurs du dossier aéroportuaire.

Alors que les derniers locataires procédaient à leur état des lieux de sortie, cette maison a été envahie par des personnes se réclamant de la lutte contre l’aéroport. Elles ont aussitôt commencé une occupation illégale, et se sont livrées à des dégradations sur les murs, les sols, les ouvertures de cette habitation (constatées par huissier le 8 mars) et à des actes de vandalisme sur des véhicules professionnels et publics.

Je condamne sans réserve les agissements de ces activistes, leur prétention à occuper illégalement un bien public, leur violence gratuite et les dommages qu’ils font subir aux populations riveraines. Aujourd’hui, la maison ne peut plus être proposée ni à la location, ni au relogement des familles. De telles actions méprisent, à travers la propriété publique, le patrimoine de tous les habitants de Loire-Atlantique et l’argent de ses contribuables. Au-delà, elles jouent clairement contre les intérêts matériels immédiats des habitants de la zone aéroportuaire.

L’opposition à la construction de l’aéroport est légitime quand elle emprunte les chemins de l’Etat de droit républicain : le contentieux juridique et le combat politique. Elle n’est plus acceptable quand elle dérive vers de tels agissements.

D’aucuns parmi les opposants à l’aéroport appellent pour les semaines à venir à un regain de mobilisation. Je veux les mettre en garde : en couvrant de tels faits, en les cautionnant a posteriori et contre tout sens commun, en apportant un vernis citoyen à ce qui relève de l’activisme délictuel, ils en partagent toute la responsabilité.

Je ne crois pas pour ma part que nos concitoyens, contribuables et électeurs tolèrent très longtemps ces agissements et la légitimation qui leur est donnée.

En vous faisant part de cette situation, je tiens à vous assurer ma détermination à faire respecter l’Etat de droit, dans la mesure de mes moyens mais aussi en sollicitant chaque fois que nécessaire l’intervention des forces de l’ordre.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Philippe Grosvalet

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