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Aéroport : la situation inquiète au conseil général

Au conseil général, l'évolution de la situation à Notre-Dame-des-Landes inquiète les uns, exaspère les autres. Frederic GIROU

Au conseil général, l’évolution de la situation à Notre-Dame-des-Landes inquiète les uns, exaspère les autres.© Frederic GIROU
Le président du conseil général voulait ouvrir la session budgétaire par une intervention sur l’aéroportde Notre-Dame-des-Landes. Ensuite, il a laissé la parole aux élus, inquiets.
Vingt conseillers généraux (sur cinquante-neuf) sont intervenus hier au conseil général. Pour rappeler leurs positions, développer leurs arguments (on n’y reviendra pas), dénoncer les caricatures ou tomber dedans. Ou pour évoquer la situation sur le terrain. Une situation qui a beaucoup évolué depuis le début de l’intervention des gendarmes et des CRS, il y a presque deux mois. Et avec elle des positionnements. DL;Des élus, comme Hervé Bocher (PS, La Chapelle-sur-Erdre), qui ont pu douter de la pertinence de l’aéroport, resteront silencieux lors des prises de paroles. 

« Vite les travaux ! »

« Inquiet de la radicalité » des opposants, le président socialiste Philippe Grosvalet enfonce le clou. « Ceux qui font référence à la démocratie et à la République doivent condamner les violences commises par quelques-uns, qui portent atteinte à la liberté, à la sécurité et mettent en danger la vie de nos concitoyens ». Viviane Lopez (PS, Derval) dénonce les« bandes masquées et cagoulées ». Le projet d’aéroport « coalise tous ceux qui veulent l’échec du gouvernement », s’emporte Pascal Bolo (PS, Nantes). « Il est grand temps que commencent les travaux, et que cessent les activités néfastes des squatters », lance Claude Seyse (PS, Nantes), rejointe par Patrice Chevalier (sans étiquette, Riaillé) pour lequel« la majorité silencieuse ne veut plus de débat, elle veut les travaux. »

La situation est « grave », dit Marcel Verger (PS, Blain), évoquant des habitants« désorientés ». Dénonçant la « reculade » de la création d’une commission du dialogue mise en place par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, André Trillard (UMP, Saint-Gildas-des-Bois) rend « hommage » aux forces de l’ordre et aux habitants confrontés aux difficultés quotidiennes. Roger David (PC, Montoir-de-Bretagne) propose un espace local de dialogue, idée reprise par Claude Naud (Divers gauche, Legé), « pour que le pire n’arrive pas ». Estimant qu’il existe déjà assez d’instances, le président Grosvalet ne donnera pas suite.

« Sortir de l’impasse »

Evoquant un « territoire meurtri », Jean-Luc Besnier (sans étiquette, Nord-sur-Erdre), apporte son soutien aux populations « en souffrance ». La commission du dialogue doit permettre de retrouver la sérénité, pense aussi Johanna Rolland (PS, Nantes), mais « nous ne lâcherons pas un pouce », prévient-elle. Autre approche de l’échange : au passage en force, « à n’importe quel prix, y compris les risques humains », Chantal Leduc-Bouchaud préférerait « un véritable dialogue, n’écartant aucune hypothèse ».

Françoise Verchère (Parti de gauche, Rezé) fait face. « Depuis des années, toutes les questions, les interventions et manifestations pacifiques des opposants se sont heurtées à un silence assourdissant sur le fonds du dossier. » Alors, « qui sème le vent récolte la tempête ! » Avant le début de l’opération César, signale-t-elle, « la paix régnait à Notre-Dame-des-Landes ». L’opposante se dit prête à parler de tout, « à condition de mettre à plat ce qui relève des faits, et ce qui relève de la vision du monde. » Sa conclusion : « Si tout le monde est d’accord pour dire que les gendarmes mobiles seraient plus utiles à Marseille et en Corse, nous pourrons peut-être sortir de cette impasse ».

 

 

 

Marc LE DUC.  Ouest-France
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