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Mercredi 24 octobre 2012

Bataille rangée près d’une ferme à démolir

Les opposants à l'aéroport ont lancé des épis de maïs et des cailloux sur les forces de l'ordre qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes.

Les opposants à l’aéroport ont lancé des épis de maïs et des cailloux sur les forces de l’ordre qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes.
Le champ de maïs coupé est plongé dans un nuage de gaz lacrymogène. Mardi vers 13 h, les gendarmes mobiles « arrosent » massivement de grenades pour tenter de repousser et disperser environ 80 opposants. Casqués, protégés par leurs boucliers, les militaires chargent. Parfois en ordre dispersé.Mais le vent chasse vite les gaz. Et malgré une terre spongieuse et boueuse, les anti-aéroport, visages cachés, reviennent toujours au contact. Ils balancent à la main des épis de maïs. Puis des cailloux, à l’aide d’une fronde. La bataille va durer plus d’une heure. Sans interpellations. Sans blessés connus.

Des vaches face aux gendarmes

Le face à face a débuté vers 10 h. D’abord dans le calme. Mais un calme très fragile. Avant la démolition, une entreprise, sous protection militaire, a commencé à désamianter un hangar près de l’ancienne ferme squattée, au lieu-dit la Gaîté. C’est entre Notre-Dame-des-Landes et La Paquelais. Des opposants, une vingtaine, en musique, certains déguisés en clowns, « pourrissent » d’insultes les ouvriers et gendarmes. Ils chantent aussi : « Donc c’est ça que t’appelles démocratie »

Petit à petit, des squatteurs en renfort franchissent les haies. Des renforts de gendarmes mobiles sont mobilisés. L’opposition grossit et s’approche des bâtiments. Scène surréaliste, un troupeau de vaches est poussé vers les forces de l’ordre. Les sirènes des véhicules de gendarmerie retentissent pour les effrayer. Après les sommations, les grenades lacrymogènes commencent à pleuvoir. Joël, l’éleveur, est écoeuré. Les yeux rougis par les gaz… et les larmes : « Ça me fait mal au ventre. J’ai grandi ici, entre la Gaîté, les Domaines et l’Épine. Maintenant, je n’ai plus rien. Je suis un squatteur. Mes vaches aussi ! »

C.J.  Ouest-France
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